Publicité institutionnelle: quand la transparence et l’égalité de traitement deviennent des questions pressantes au ministère de Fatima-Zahra Mansouri

Depuis plusieurs années, la distribution des campagnes publicitaires institutionnelles par le ministère de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, dirigé par Mme Fatima-Zahra Mansouri, suscite des interrogations profondes sur ses critères et sa finalité réelle.

En principe, une campagne financée par l’argent public devrait obéir à des objectifs clairs : atteindre un large public, informer efficacement, et garantir une couverture médiatique diversifiée à travers des supports représentatifs de l’ensemble du paysage médiatique national. Or, la pratique observée donne parfois l’impression inverse.

Certains médias reçoivent des parts substantielles du budget publicitaire, tandis que d’autres — pourtant actifs, influents et solidement ancrés dans la défense des intérêts supérieurs de la Nation — en sont totalement exclus. Ce traitement différencié soulève inévitablement des soupçons : s’agit-il réellement de décisions fondées sur la pertinence et l’efficacité, ou plutôt d’un système de récompense réservé aux « proches », aux « bien placés » ou à ceux qui entretiennent les bonnes connexions ?

Le cas de CAWALISSE.COM illustre parfaitement cette situation. Depuis près de 14 ans, ce média s’est engagé avec constance dans la défense des valeurs, des institutions et des fondamentaux du Maroc, tout en dénonçant sans relâche les ennemis de l’unité nationale et les discours subversifs. Pourtant, il se voit écarté, « d’un simple trait de plume », de campagnes financées par l’argent des contribuables. Pourquoi ? Qui décide ?

Est-ce la ministre elle-même qui établit la liste des bénéficiaires ? Un haut fonctionnaire de son département qui s’arroge ce pouvoir ? Ou bien la fameuse agence publicitaire détentrice du marché, qui distribue les budgets selon ses propres intérêts, hors de tout contrôle transparent ?

Sans éléments tangibles, il serait hasardeux d’avancer des accusations. Mais le simple constat de ces exclusions sélectives mérite un débat national sur la gouvernance des ressources publiques, et sur le rôle de la Cour des comptes et des instances d’inspection pour garantir l’égalité des chances et la transparence.

Car au-delà de l’injustice subie par certains médias, c’est la crédibilité même de la communication institutionnelle qui est en jeu. Une publicité publique qui privilégie les affinités personnelles au détriment de l’efficacité perd tout son sens, et compromet la confiance des citoyens dans leurs institutions.

Le ministère de Mme Mansouri, tout comme les agences mandatées, gagneraient à publier clairement les critères d’attribution des campagnes et à justifier chaque choix sur la base d’indicateurs objectifs. L’argent public n’est pas une récompense : c’est un outil au service de l’intérêt général, et son utilisation doit être exemplaire.


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