Alors que l’été touche à sa fin et que la majorité des Marocains du monde ont déjà fait leurs valises — ou pire, choisi d’éviter le Maroc cette année —, la ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville, Fatima-Zahra Mansouri, vient à peine de lancer une campagne en direction de la diaspora. Une initiative bien tardive qui soulève plus de questions qu’elle n’apporte de solutions.
Intitulée « L’urbanisme et l’habitat au service des Marocains du monde », la caravane ministérielle a démarré le 2 août à Tanger et doit parcourir 10 villes jusqu’à la fin du mois. Mais pour beaucoup, le mal est déjà fait. La majorité de la diaspora a fui les lenteurs administratives, les procédures complexes et le manque de visibilité, préférant des destinations comme la Turquie, l’Espagne ou le Portugal, où l’accueil et les services sont à la hauteur.
La vraie question est donc : où était le ministère en juin ? en mai ? en avril ?
Pourquoi une telle inertie face à un enjeu aussi stratégique que l’accueil des Marocains résidant à l’étranger ? Alors que des plaintes s’accumulent depuis des mois sur les difficultés d’investissement, les abus dans le foncier, ou encore l’absence d’interlocuteurs clairs, la ministre n’a daigné réagir qu’en août, avec des slogans et des promesses qu’on a déjà trop entendues.
Pire encore, alors que des milliards de dirhams en transferts sont injectés chaque année par la diaspora, les ministères concernés semblent plus préoccupés par leurs querelles internes, leurs calculs politiques et leurs positionnements partisans que par le service public.
Le programme présenté aujourd’hui aurait pu faire une réelle différence… s’il avait été pensé en amont, lancé dès le printemps, et surtout accompagné de mesures concrètes de simplification, de digitalisation, et de garanties juridiques.
En agissant trop tard, Fatima-Zahra Mansouri donne l’impression que les Marocains du monde sont une priorité de dernière minute, un public que l’on flatte uniquement en période estivale, sans stratégie durable ni écoute réelle.
Il est temps d’arrêter les campagnes cosmétiques. La diaspora marocaine mérite mieux que des discours formatés. Elle mérite une politique continue, cohérente, et courageuse.








Article qui n’a aucun sens sauf un esprit machevelien visant à apporter du tort à une ministre active.
En effet les MRE auront leur fête national comme chaque année le 10 août
En plus ils ne partent du pays que la fin de ce mois.
Alors si on veut critiquer il faut avoir des raisons solides et être objectif