La scène a des allures de chute annoncée.
À mesure que l’échéance judiciaire se rapproche, Hicham Gerando, figure controversée du web, semble perdre toute contenance. Condamné par la justice canadienne à un mois de prison ferme, 150 heures de travaux d’intérêt général, et une lourde amende en dollars canadiens, l’homme multiplie les sorties verbales incohérentes et les crises d’ego en public.
Celui qui se présentait comme une voix libre, une conscience critique ou un exemple d’intégrité, se retrouve aujourd’hui face à une réalité bien plus implacable : celle de la loi.
Les vidéos récentes diffusées sur ses réseaux montrent un individu en perte totale de contrôle, tenant des propos décousus, parfois délirants, et refusant d’assumer les conséquences de ses actes.
Loin de reconnaître ses torts ou de préparer dignement sa défense, Gerando s’enfonce dans un discours victimaire, accusant tout et tout le monde, comme s’il tentait désespérément de détourner l’attention de ce qui l’attend vraiment : la prison.
Mais ce qui choque le plus dans cette affaire, ce n’est pas tant la condamnation en elle-même, que l’incapacité apparente de Gerando à faire face à la justice avec maturité. En remplaçant les faits par le théâtre, le silence par le vacarme, et la responsabilité par la paranoïa, il expose une fragilité narcissique que ses followers n’avaient pas forcément perçue.
Car ici, il ne s’agit plus de polémiques ou de clashs sur Internet. Il s’agit d’un jugement rendu dans un cadre légal rigoureux, après une procédure complète et impartiale. Et ce jugement va être exécuté.
Le spectacle de ces derniers jours n’est rien d’autre qu’un chant du cygne d’un influenceur démasqué, qui croyait pouvoir manipuler la réalité comme on manipule un montage vidéo.
Reste une question : que restera-t-il de la figure Gerando après cette séquence ? Un souvenir gênant ? Un cas d’école sur les dérives de l’impunité numérique ? Ou une opportunité manquée de se relever avec dignité ?







