Vers un Socialisme libéral démocratique

Lhoussain BOUKHARTA

Certes les tendances globalisantes sont bouleversantes. La digitalisation de la production des biens et services a concrétisé et consolidé sur le tat des avancées spectaculaires. Les rebots ont dévalorisés la force de travail musculaire. La valeur de l’être humain n’est plus liée à sa capacité corporelle (robustesse) et à son niveau d’endurance comme durant les décennies des réalisations de besognes lourdes. Les firmes de production se sont complètement métamorphosées. Les modes de gestion se sont convertis vers le management stratégique et le virtuel pour faire face aux mutations rapides que connait le globe terrestre. Les établissements d’enseignement, d’éducation et de formation n’ont trouvé comme remèdes légitimés de survie que la révélation solennelle de leurs aptitudes d’adaptation rapides à ces tendances historiques extraordinaires.
Les stratégies de diversité, d’innovation et de différenciation des produits de tous genres sont devenues le cœur des politiques de mise à niveau et du développement de la compétitivité dans le globe terrestre. La gouvernance internationale s’oriente avec une vitesse vertigineuse vers l’ancrage des actions, des pratiques et des comportements d’innovation des systèmes de production. Guidée par les Etats-leaderships internationaux ou superpuissances mondiaux, monopolisant presque toutes les sphères économiques et politiques décisionnelles, elle se combat pour imposer de novelles normes déterminantes dans une large mesure, sous la pression des nouvelles réalités instaurées, le bien être des humains, tout en faisant émerger de nouvelles contraintes de survie. Le retour en arrière, la résistance du traditionalisme accablant et les agressions abusives des pratiques néolibérales darwiniennes n’ont pas pu s’approprier, voire capitaliser, des ressources cognitives durables de lutte ou étendre leurs marges de recherche de la domination. L’allure progressiste modérée de l’histoire est devenue une réalité relativement dévastatrice des territoires profonds des souverainetés des nations.
Evidemment, dans cette allure hors du commun, émerge la problématique de la fixation des nouveaux contours du militantisme partisan. La désyndicalisation ne cesse de s’amplifier. L’individualisme ne cesse de ravager les champs historiques vastes du bénévolat. La classe démographique des nouveaux salariés mobilisateurs, avec leurs nouveaux métiers, dont les intérêts accaparés s’accumulent avec des logiques bouleversant les rapports traditionnels des forces politiques et des logiques de l’exercice du pouvoir au sein des nations, bénéficient d’un élargissement continu dont les qualités de la médiation demeurent encore floues. Les groupes erratiques sont dans l’incapacité à autoproduire des vraies élites mobilisatrices endogènes. Les dialogues sociaux et les cahiers de revendications légitimes se dévalorisent continuellement. Les partis politiques sont tourmentés par des tourbillons destructeurs, tantôt forts et accablants, et tantôt agaçants et menaçants.
Le communisme, symbolisé par l’appropriation collective des moyens de production, a été éradiqué par la force des évolutions. Les tendances, qui gagnent de plus en plus de netteté, font du socialisme libéral démocratique un remède susceptible de créer de nouveaux horizons prometteurs pour l’humanité. Une telle hypothèse très probable interpelle intensément les partis politiques, les invitent à centraliser la question de l’adaptation et l’innovation dans leurs échéanciers actionnelles, les rendant de ce fait le noyau de leurs activités quotidiennes.
La popularité d’un parti politique n’est plus désormais véhiculée par des discours émotionnels et des devises triomphant la l’égalité des conditions de vie des citoyens. Au contraire, elle est devenue une ambition liée à la nature de sa structure dont les inclinations tendancielles révèlent un besoin très déterminant de l’avenir. Ce besoin ne serait-ce qu’une recherche soucieuse des nouvelles jurisprudences et des interprétations profondes des conjonctures menaçantes en permanence. La corrélation entre l’économique et le politique est devenue une problématique complexe réclamant instantanément l’instauration d’un système officiel de réflexion efficient.
Les sous-structures partisanes, qui devraient s’acharner avec une grande vitalité à leurs ressources humaines, matérielles et financières afin d’atteindre ou dépasser le seuil de production exigé des programmes réalistes, convaincantes et faciles à mettre en œuvre, se trouvent dans un environnement très fluctuant dont la survie et l’épanouissement des organisations ne pourraient se concrétiser que par des savoirs et des savoirs faire. Le sort de toutes les institutions est désormais intimement lié aux qualités intrinsèques de leurs élites et leurs aptitudes à favoriser l’ancrage de la compétence, le mérite et l’expertise dans les pratiques de leurs systèmes de prise de décision.
La production de leurs programmes et l’élaboration des plans opérationnels exigent un niveau de proximité optimale transformant la territorialité en une réalité en effervescence pérenne. Le cœur de l’action politique, avec ses ramifications nationales et internationales, n’est autre dorénavant qu’une manifestation des capacités fortes d’un parti politique à lier les représentations des électeurs à la production de la richesse et sa répartition équitable et développante. Le budget de l’Etat ne pourrait se concilier avec la culture politique productive qu’en cas où il dégage des valeurs ajoutées annuelles en croissance, dont les salaires de la population active seraient la pièce maitresse de l’équilibre et la stabilité de la société. Il s’agit de rendre le cycle économique plus rentable et très cohérent, garantissant par ses atouts la fiabilité et la rentabilité des sous systèmes interdépendants et favorisant en conséquence la conciliation des intérêts des acteurs aux intérêts patriotiques : la consommation, les impôts, les intérêts des emprunts, les dividendes des capitalistes, les cotisations sociales et sanitaires et les réserves sources de l’autofinancement des nouveaux investissements.
Le parti politique, pour relever les défis de la compétitivité, s’est mis, par la force des conjonctures bouleversantes, dans un nouvel ordre politique mondial, intimement lié aux aspects économiques et culturels. Il s’agit d’un ordre ne tolérant qu’un dynamisme partisan cognitif dont les rapports relationnels de ses sous-systèmes (instances territoriales) favorisent des liaisons logiques fortes et interactives, d’abord entre eux, et ensuite avec l’instance de pilotage supérieure (organe du management stratégique : bureau politique).
Loin de se cantonner par les effets des pressions, des dépressions et ceux des accoutumances, faisant de ses structures des entités de simples éléments frigides en juxtaposition, un parti politique est invité à se rénover en permanence pour devenir un système dirigé par les nouveaux modes de gestion modernes, très ouvert sur les différents échelles territoriales, très finalisé aspirant à maximiser la confiance des électeurs promouvant ses œuvres de réflexion et d’exécution, très souple dans sa hiérarchie dont les postes de responsabilité obéissent au principe « personne convenable au poste convenable » et vivement coordonné pour atteindre facilement et rapidement ses objectifs et répondre positivement aux attentes populaires (A ce niveau émerge la responsabilité historique des leaderships).
Le projet d’éduquer, former et qualifier les citoyens avec une participation durable, scientiste et performante des familles et des institutions sanitaires, d’enseignement et de formation professionnelle s’impose aujourd’hui comme un chantier prioritaire, qualifié aujourd’hui de levier exclusif pour systématiser la démocratie politique, rationnaliser le fonctionnement des administrations publiques et privées, moderniser la vie culturelle et optimiser le fonctionnement de l’appareil productive quantitativement et qualitativement.
A l’ère de la virtualité accentuée de la production humaine, une famille (ou un ménage en général), devrait être hissé au rang d’acteur dans le processus de développement humain, tout en considérant ses membres des ressource potentielles pleines d’énergie et susceptibles d’être orientées vers la défense de la sacralité de la renommée de la nation d’appartenance. Il s’agit en fait de rassembler les ingrédients homogènes d’une honorable patrie avec des institutions d’enseignement et de formation bien conscientes des enjeux et défis à relever, jouant en permanence le rôle de moteur puissant mobilisateur de l’histoire humaine au sein des nations contemporaines.
C’est avec des Hommes à haut niveau de qualification que les Etats et les sociétés pourraient garantir l’efficience et l’efficacité des systèmes managériales de toutes les organisations confondues (nationales et internationales), et delà maximiser la rentabilité des rubriques budgétaires. Les techniques, les méthodes de gestion et de prise décision, les modes d’organisation et d’animation sociétales ont été amplement innovés visant atteindre des niveaux soutenus de l’autosuffisance durable et l’accumulation des richesses.
Parler de l’ère du socialisme libéral démocratique n’est autre qu’une traduction de l’amplification des besoins des individus dans un monde à ressources rares surpeuplé démographiquement. Un monde exigeant des modes de management spécifiques et distinctifs au sein de toute organisation : famille, parti politique, administration, entreprise, hospital, association, syndicat, coopérative, ….. etc. Les structures devraient s’adapter aux nouvelles missions des chaines économiques variées et diversifiées. La gestion courante des organisations précitées n’est plus cantonner dans ses modes de fonctionnement et de gestion classiques, mais elle est toujours cernée par l’ambition de fixer les voies du développement durable; d’abord par une analyse permanente de ses ressources, ses compétences, ses forces et faiblesses ; ensuite par une analyse de l’environnement fluctuante pour déceler les opportunités à saisir et les menaces à surmonter ou à éviter.
La contrainte pesante et pressante aujourd’hui sur les modes de management des sociétés s’articule autour de la question de la garantie d’une forte liaison effervescente entre les finalités humaines (création des emplois sains, distributions des salaires de reproduction de la force de travail, reconversion professionnelle, formation continue, insertion des jeunes diplômés, intégration sociale des couches défavorisées) économiques (accumulation et distribution des richesses, croissance et préservation du patrimoine) et environnementales (développement durable).


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